Deuxième Conférence Panafricaine de l’Union Africaine sur l’éducation des Filles et des Femmes en Afrique [Pancoged2].

En date du 02 au 04 Juillet 2026, le Gouvernement du Burundi en collaboration avec l’Union Africaine, à travers le Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique, a organisé une Conférence Panafricaine sur l’Education des Filles et des Femmes dans les enceintes de l’hôtel Royal Palace de Bujumbura sous le thème « Accorder la priorité à l’éducation des filles et des femmes ­: développer leurs compétences et accélérer les opportunités d’apprentissages et de formation ».

Cet important rendez-vous a réuni des Ministres, des responsables gouvernementaux, des partenaires au développement, des organisations de la société civile, des chercheurs, des jeunes leaders et des acteurs des secteurs éducatifs.

L’objectif de cette conférence était de renforcer les engagements en faveur d’une éducation inclusive et équitable, renforcer les politiques éducatives en faveur des filles et des femmes, tout en favorisant le partage d’expériences et de bonnes pratiques entre les Etats membres de l’Union Africaine.

Cette deuxième édition s’inscrit dans la continuité de la première conférence organisée en 2024 à Addis-Abeba, qui avait abouti à un appel à l’action en faveur de l’éducation des filles et des femmes. L’Union Africaine entend désormais institutionnaliser cette conférence en tant que plateforme continentale biennale de suivi des engagements pris par les Etats Africains.

Le choix du Burundi pour accueillir cet événement témoigne de la volonté de placer l’éducation au cœur des priorités du continent. A travers cette rencontre, les dirigeants africains réaffirment leur conviction que l’investissement dans l’éducation des filles et des femmes constitue un levier essentiel pour accélérer le développement économique, réduire les inégalités, renforcer la paix et promouvoir une croissance durable en Afrique.

  Dans son allocution, le Ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique a d’abord exprimé très vivement ses remerciements à son Excellence le Président de la République du Burundi et Président en exercice de l’Union Africaine Général Major Evariste NDAYISHIMIYE à travers le Vice-Président de la République du Burundi, Monsieur Prosper BAZOMBANZA qui l’a représenté, pour avoir accepté d’assurer le haut Patronage de ces cérémonies. C’est un signe éloquent de son attachement indéfectible à la cause qui les rassemble « L’éducation des filles et des femmes ».

Le Ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique a également exprimé profondément ses gratitudes à toutes les délégations qui ont fait le déplacement à Bujumbura, la Capitale économique du Burundi pour rehausser de leurs présences ces cérémonies. Leurs présences témoignent l’intérêt qu’ils accordent à une cause fondamentale « l’éducation des filles et des femmes » pour le développement de nos nations et encore la base de l’accès équitable à une éducation de qualité pour toutes les filles et toutes les femmes.

Il a souligné aussi que dans notre pays, cette conférence Panafricaine est cycle au forum de haut niveau sur l’éducation des filles et des femmes qui a été organisé à Bujumbura du 03 au 05 décembre 2024 sous le haut Patronage de son Excellence Madame la Première Dame du Burundi, Angeline NDAYISHIMIYE. A travers cette conférence, le gouvernement du Burundi s’est engagé à poursuivre les réformes visant à renforcer l’équité, l’inclusion et la qualité de l’éducation de tous et de tous les enfants en général et de toutes les filles et femmes en particulier. Ils sont convaincus que l’investissement dans l’éducation des filles et des femmes constitue l’un des moyens les plus efficaces et les plus sures pour bâtir une société prospère, pacifique et résiliente.

 

Le Ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique a présenté globalement la situation de l’éducation des filles et des femmes au Burundi :

  • Au préscolaire, les différences observées entre les filles et les garçons sont globalement très faibles dans toutes les provinces de notre pays. Ce qui témoigne d’un accès relativement équitable a ce niveau de formation. L’annuaire statistique montre que les filles représentent 50,45%.
  • Au niveau de l’enseignement fondamental c’est-à-dire de la première à la 9 ème année, la parité entre garçons et filles est garantie et quelques fois même les filles tendent à dominer. Les filles représentent 51,48%.
  • Au niveau national, le taux d’achèvement du primaire chez les filles est de 57% tandis que le taux d’achèvement du premier cycle du secondaire chez les filles est de 33,8%, globalement, les filles affichent un taux d’achèvement supérieur à celui des garçons.
  • A L’enseignement post fondamental, c’est-à-dire après la 9ème année, la tendance commence à s’inverser progressivement et le grand fossé est observé à l’enseignement supérieur en défaveur des filles et des femmes.
  • A l’enseignement supérieur, le taux d’inscription des filles avoisine 25% au niveau du cycle de baccalauréat. Selon l’annuaire statistique de 2024, la répartition des étudiants dans les institutions d’enseignement supérieur selon le sexe ainsi que les indices de parité entre femmes et hommes penchent en faveur des hommes. Les filles et les femmes ne représentent globalement que 44,6% si l’on tient compte des étudiants inscrits dans toutes les universités avec des écarts énormes entre université, écarts liés notamment au titre de filières qu’on retrouve dans les universités.

Le Ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique réaffirme que les hommes demeurent majoritaires à l’échelle nationale.

A titre illustratif, à l’Université du Burundi qui est la plus grande université publique, les femmes représentent seulement 29,6% contre 70.4% d’hommes avec une parité de 0.42. En Afrique comme au Burundi, les inégalités liées au genre, les marriages précoces, les grossesses en milieu scolaire, la pauvreté et les stéréotypes sociaux, culturels ainsi que les situations de crise sociale et environnementale continuent d’affecter le parcours éducatif de nombreuses filles et femmes.

Pour clore son propos, le Ministre de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique a confirmé que le gouvernement du Burundi à travers le Ministère de l’Education Nationale et de la Recherche Scientifique est mobilisé pour arrêter des stratégies consensuelles susceptibles d’amener les acteurs éducatifs à tous les niveaux à apporter de la valeur ajoutée à l’éducation des filles et femmes au Burundi et en Afrique. Ainsi, pour promouvoir l’éducation des filles et des femmes, le Ministère a mis en place plusieurs mécanismes à savoir :

  • Le programme père et tante mis en place dans toutes les écoles pour garantir l’écoute sociale des filles et des garçons dans toute intimité.
  • La sensibilisation des comités des parents dans toutes les écoles pour juguler le problème d’abandon scolaire particulièrement chez les filles,
  • La mise en place d’un texte règlementaire permettant aux élèves filles-mères de regagner l’école sans condition,
  • Le programme relatif au bien-être des adolescents et adolescentes afin de sensibiliser la jeune fille à la santé reproductive et les changements corporels et physiologiques liées à l’adolescence,
  • La mise en place d’un cadre légal protecteur des filles et des femmes en milieu scolaire et universitaire.
  • L’encouragement des filles à affronter les filières technologiques et scientifiques.

L’organisation de cette conférence panafricaine au Burundi permet d’échanger d’expérience en matière de stratégies de promotion de l’éducation des filles et des femmes.

Dans son mot d’ouverture solennel, le Vice-Président de la République du Burundi, Prosper BAZOMBANZA qui a représenté le Président de la République du Burundi et Président en exercice de l’Union Africaine a salué le public et a remercié le Président de la République qui lui a fait l’honneur de le représenter dans ces activités.

Il a fait savoir que 40 pays sont présents et que leur présence à Bujumbura traduit leur volonté commune pour bâtir un avenir meilleur où chaque fille et femme doit clairement exercer son droit à l’éducation et réaliser son potentiel de rendre l’Afrique un monde meilleur. Il a remercié sincèrement la commission de l’Union Africaine à travers la Commission à l’Education, la Science, la Technologie et l’Innovation pour avoir organisé cette conférence à Bujumbura, le capital économique de notre pays.

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